




Critique
Posté le 10 décembre 2005 à 12h29 par legolas_313
Pour mon tout premier article, je n'ai pas choisi un manga, de même le film n’est pas japonais mais coréen ! Pourtant en tant qu'invitation au rêve, je pense que Mari Iyagi (Grand Prix d'Annecy 2002) mérite largement sa place dans cette section.
C’est fou comme un objet à priori insignifiant peut réveiller en nous tant de souvenirs...
Séoul de nos jours, Nam-woo, un jeune employer de bureau, reçoit un appel pour le moins inattendu. En effet, c'est Joon-ho son ami d'enfance qui, de passage à Séoul, l'invite à le retrouver pour boire un verre et parler un peu. Après quelques paroles échangées, Joon-ho remet à son ami un objet insolite : une bille...
S’en suit alors une plongée dans les souvenirs des deux amis : le récit de leur enfance dans ce petit village de pécheurs, cet été juste avant le départ de Joon-ho pour ses études à Séoul. Nam-woo est alors un enfant de 12 ans, timide et réservé, qui ne cesse de se renfermer sur lui même depuis la mort de son père, disparu en mer. On découvre alors l’exploration de ce phare perdu et la découverte pour le moins intriguante de cette bille qui mènera à la rencontre de Mari, une mystérieuse jeune fille habitant un monde aussi mystérieux que féerique...
On est alors pris dans un conte magique où l’on ne cherche même plus à comprendre le pourquoi du comment, mais juste à suivre l’histoire de ces deux enfants, à se saisir de la magie de chaque instant, et à s’extasier devant tant de beauté. Perdu entre fantasme et réalité, on se laisse juste emporter au gré des images et de l’action…
L’univers de Mari ? Que s’est t’il réellement passé ? Était-ce un rêve ? Tant de questions qui nous perturbent une fois le générique de fin commencé…

Le film est d'un dépaysement garanti !
Entre la tumultueuse et froide Séoul, le calme et paisible village de pécheurs et le mystérieux univers de Mari, on se retrouve littéralement envoûté par l'écran ! Cette ambiance pleine de paix et de douceur (jamais une once de violence) nous berce depuis les premières secondes et nous laisse rêveur jusqu’aux dernières. La technique d'animation utilisée (qui se distingue de celle des mangas) et la sublime bande son y sont pour beaucoup. On signalera le choix original fait pour le monde de Mari, il s'agit en effet d'un mélange de cieux et de paysages sous-marin où les algues côtoient plaines et nuages, cela laisse une impression de grâce et s'harmonise très bien avec les décors "réels". Les transitions monde réel à monde de Mari et inversement se font sans accroc, ainsi la magie ne s'interrompt jamais. Le tout est accompagné par des nuances de couleurs très reposantes, pales, et même laiteuses qui servent à renforcer cette impression de douceur. Les traits des visages sont simples et paraissent « polies », ce qui permet de retranscrire les émotions plus aisément. Rien à redire de l’animation, parfaite et toujours très fluide, tout en gardant cette touche spéciale qui se distingue franchement des mangas. De l’eau à la neige, en passant par les nuages et le vent, tout est fluide et contribue à l’immersion du spectateur.

On peut conclure en disant qu'on a là un univers enchanteur et une animation originale qui offrent un spectacle dépaysant et captivant.

Mari Iyagi puise sa force dans un univers charmant et envoûtant, qu'on ne voudrait plus quitter tant il semble paisible et calme. Le tout servi par une technique d'animation originale et une bande son agréable bien que discrète. Cela donne quelque chose de fantastique : un film à voir et à revoir, qui ne s'adresse pas qu'aux petits car chacun peut y tirer une leçon. "Un film beau comme un rêve" (Figaroscope), un rêve dont on n’aimerait pas se réveiller …


© Jin'sei RPG 2002-2006 - Propriété de Oulan et son staff...
Design (graph. & prog.) par Nad
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite. Tous les jeux, consoles, mangas, animes, images,... appartiennent à leurs marques, auteurs,...respectifs.