



rédigé par NeoPhoenix


Vandal Hearts par NeoPhoenix
Posté le 14 décembre 2005 à 05h40
Vandal Hearts. Un jeu qui a eu une importance incroyable, mais qui n'est plus d'actualité... Il sait quand même rester une valeur sûre !
1997. Année magique, puisqu’elle a vue la sortie de Final Fantasy VII ! Mais malgré toute la bonne volonté de Square, d’autres jeux ont aussi vus le jour. Si la plupart se sont vus éclipsés par la renommée monstrueusement grandissante du géant du RPG, quelques-uns uns ont tout de même réussis à percer. Et Konami a su se montrer sous son meilleur jour, puisqu’il a sorti cette même année un jeu qui est resté relativement connu : Vandal-Hearts, preuve de l’indéniable mais trop rare talent de cette société.
… On peut être, a défaut d’émerveillé, épaté. Pour l’époque, les graphismes sont quand même très bien travaillés, et l’animation est fluide et bien rendue.
Les décors, en 3D isométriques, sont assez jolis, même s’ils restent un peu vides. Ils sont néanmoins variés, et vous évoluerez dans de nombreux lieux : Plaines, montagnes, châteaux et forts… Y a même un train !
L’animation est fluide, même si le jeu est un peu lent : les persos mettent quelques secondes avant de commencer à exécuter un ordre, mais une fois lancés, ils partent au pas de course ! Les magies sont dans l’ensemble simplistes et un peu trop longues, mais certaines sont franchement belles (le feu romain, et surtout la salamandre, par exemple).
Si les décors sont en 3D, les personnages, eux, sont en 2D, semble-t-il. Comprenez qu’on ne leur voit que quatre côtés. Si les héros en eux-mêmes sont franchement moches (y a qu’à voir la tronche du héros, le pauvre…), leur style respectif est tout ce qu’il y a de plus original. Chacun est différent des autres, et la plupart des persos ont la classe (regardez Amon, ou Zohar !). Et ceux qui ne sont pas classe, ils en imposent (Dolan en Dragon, ça calme). M’enfin, ils ont vraiment, pour certains, des sales gueules. Pourtant, le chara-designer est doué, mais le rendu à l’écran est moyen. Enfin, c’est un avis personnel. Regardez les photos pour vous faire votre propre idée là-dessus…
… Je ne vais pas m’y attarder. Si certaines musiques sont jolies (le thème des villages), la plupart sont sans saveur. Et, chose étonnante, la plus pourrie de toutes les musiques du jeu, c’est celle des combats ! Le comble, dans un T-Rpg, non ? En fait, le plus gros problème, c’est la durée de ces musiques… Elles sont foutrement trop courtes !!! Imaginez… Quelle que soit la beauté d’une musique, si elle dure une minute, et que vous l’écoutez en boucle 500x pendant plus d’une heure, vous allez vite saturer.
Ah, si. Les chansons dans l’intro et la fin sont splendides, quand même.
… Me semble un peu classique… Vous avez déjà joué à Shining Force ? J’ai cru jouer au même jeu… Pas que ce soit un mal, comprenez-moi bien !
Comment expliquer… Ben, c’est un T-Rpg, quoi ! Vous vous baladez en ville jusqu’à ce que vous sachiez où combattre… C’est marrant, c’est un système qui marche bien, en fait. Pas d’exploration, pas de visites dans de beaux décors… Juste des combats entrecoupés de textes. Et pourtant, on continue à jouer jusqu’au bout !
Les combats sont classiques au possible, pour un T-Rpg. Vous avancez vos unités à portée d’un ennemi, et vous tapez dessus. Si vous êtes en hauteur, et/ou à coté ou derrière lui, vous faites plus mal. Quand votre perso fait une action, il gagne des points d’expérience, et des niveaux…
A noter qu’au niveaux 10 et 20, vos persos peuvent évoluer en guerriers plus puissants. Au niveau 10, et pour la plupart des persos, deux voies sont offertes : Un soldat peut évoluer en « Chevalier » ou en « Armure », un archer en « Archer » ou en « Soldat de l’air »… Comme dans Shining Force, quoi.
Mais alors, qu’est-ce qui fait que ce jeu est bien ?
Le jeu en lui-même, tout bonnement. Un des rares soft à proposer du sang (même si les quantités perdues sont selon moi exagérés) et des insultes et autres grossièretés dans un dialogue. Peu de jeux osent, alors que ça donne une impression de réalisme bien plus grande ! Si on a les deux plus grands ennemis du monde face à face, n’est-il pas normal qu’ils s’insultent copieusement ? C’est ce que ce jeu vous propose enfin.
Notons malgré tout une traduction assez affreuse. C’est dommage, mais les dialogues passent d’un seul coup d’un registre à l’autre, parfois plusieurs fois dans la même phrase ! Et les incohérences, les erreurs de syntaxes, les fautes de grammaires et d’orthographes… C’est lourd de voir que les éditeurs n’ont rien à foutre de nous… Enfin, vous pouvez toujours mettre le jeu en anglais ou en allemand, vous verrez moins les fautes (lol) !
Mais ce qui fait le plaisir de ce jeu, ce sont les petits plus. Beaucoup de jeux ne prêtent pas attention aux détails, alors qu’ils influent immanquablement sur le plaisir des joueurs. Un exemple flagrant, c’est la scène du train. Vous devez rallier la locomotive avant que les wagons ne soient détachés, alors que le train roule. Où est le petit plus ? Quand vous tuez un ennemi, la gerbe de sang… part à l’horizontale, à cause de la vitesse ! C’est con, mais peu de jeux, surtout à l’époque, peuvent se targuer d’avoir pensé à ça. Et le jeu contient assez de petits plus pour être intéressant !
… le scénario, bien sûr !!! Vous incarnez Ash Lambert, membre de la « police » locale de ce monde de décadence, de corruption et de dépravation qu’est celui de la république d’Ishtaria. Pour être le fils d’un traître et s’être mis en travers du chemin de Kane, le chef des Crimson guards, les soldats d’élite de la république, vous êtes envoyés en mission loin. Très loin. En semi-exil, quoi. Vous êtes à la recherche du Général Magnus, qui est sensé avoir trouvé un artefact ancien et très puissant. S’il y a des traîtrises, affrontement, duels et batailles épiques, comme dans tout bon T-Rpg, Vandal-Hearts ne peut se vanter d’avoir une histoire très originale. « Le méchant, il a une grosse arme magique, alors moi et mes gars, on va en chercher une plus grosse pour lui taper sur la gueule, en butant au passage mon ennemi juré, et pis celui de chacun de mes copains, et pis on va gagner ! »… Que c’est beau… Et original… {rire ironique}
Notons tout de même que la psychologie des personnages est nettement plus intéressante. Entre le héros torturé par le regard des autres, qui ne voient en lui que le fils d’un traître ; La jeune Eleni, orpheline recueillie par Magnus ; L’amour qui se crée entre Clint et Kira, au grand dam de Diego… A peu près chaque personnage a une histoire propre (c’est peut-être la différence avec Shining Force) et un intérêt particulier.


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