



rédigé par Ketyl


Vandal Hearts par Ketyl
Posté le 16 décembre 2005 à 05h12
L’un des tout premiers Tactical RPG (T-RPG) sorti sur PlayStation en France, Vandal Heart est un titre intéressant, qui connaîtra par ailleurs une suite, mais qui ne laissera pas une trace impérissable dans la mémoire des joueurs… Quoique.
Tactique : Art de diriger une bataille, en combinant par la manœuvre, l’action des différents moyens de combat et les effets d’armes (cf. Petit Larousse
). Tout amateur de jeux de rôle est supposé savoir ce qu’est un Tactical RPG… Dans le cas contraire, petite leçon de rattrapage 
Comme sus-cité donc, Vandal Heart est un Tactical RPG. A savoir qu’il conserve les éléments principaux d’un RPG classique ; scénario plus ou moins fouillé, personnages multiples, de biens jolis musiques… mais au détail près que les combats se déroulent d’une manière totalement différente. Ici l’action est visualisée de ¾ haut et se déroule sur une aire de jeu représentant un champ de bataille. Le joueur contrôle indépendamment chaque membre de son équipe en lui assignant un ordre quelconque (attaquer, soigner, parer etc…) dans le but évident de se défaire de l’ennemi, bien souvent en grand nombre. Généralement, la partie exploration est très limitée voire quasiment inexistante. La ligne de conduite du jeu étant marquée par : un combat, une séquence scénaristique, un combat, une…


Pendant plus d’un millénaire, les terres fertiles situés au cœur du continent de Sostegaria ont été dirigées par la sainte Dynastie Ashah, descendante de Toroah le Messie. Néanmoins, l’oubli est le destin de l’homme. Vautrée dans la richesse et les plaisirs exotiques, la noblesse est sortie du droit chemin et s’est perdue dans la corruption et la dépravation, oubliant même le saint enseignement de Toroah. Ce fus en ces temps d’agitation que les citoyens se rebellèrent et attaquèrent le royaume oppresseur, sous l’égide de Arris le sage. La contre-attaque de l’Armée royale ne se fit pas attendre et fut impitoyable. Néanmoins et à maintes reprises, cette dernière fut mise en fuite grâce aux astucieuses stratégies de Arris et l’invincible volonté de l’Armée de la Libération. Fort de leurs victoires, les rebelles créèrent un Conseil et établirent la première démocratie du continent. Tous espéraient que le sage Arris en prendrait la tête, mais il disparut du pays et ne fut plus jamais revu. A présent, 15 années après ces évènements, le spectre de la guerre menace de nouveau la république d’Ishtaria.
Vandal Heart met en scène un homme, Ash Lambert, membre de la force armé gouvernementale, dont le destin sera de libérer son pays face aux traîtres et aux forces du mal (tadaaam !). Il sera épaulé par deux de ses collègues et néanmoins amis, Clive et Diego ainsi qu’une ribambelle d’autres personnages aux caractères et spécificités bien différents. Autant le dire tout de suite, le scénario ne brille pas par une extraordinaire originalité. Toutefois, rebondissement, coup d’éclat, révélations importante sur certains personnages et autres trahisons sont agréablement parsemés tout au long de l’aventure. Quoiqu’il en soit, il est évident que vous visiterez du pays ce qui se ressentira positivement sur la variété des situations rencontrées. Le jeu est divisé en 6 grands chapitres contenant un certain nombre de bataille importante. Chaque chapitre marquant l’évolution et l’Histoire du pays mais aussi des personnages.

Les combats, moteurs et corps d’un Tactical-RPG tiennent forcement une place plus qu’importante dans le déroulement du jeu. Ce n’est donc pas moins d’une bonne vingtaine de batailles qu’il faudra mener à bien pour arriver à la fin du jeu. Vous pourrez suivre à la lettre le cheminement du scénario ou bien revenir sur vos pas à certains moment pour rechercher les Clefs qui permettront d’accéder à quelques nouveaux combats (avec des objets puissants en récompense). A ce sujet, il existe un lieu pour chaque chapitre contenant les coffres ou les endroits spéciaux qui permettent d’avoir accès aux objets cachés qui mèneront le joueur aux fameuses clefs (hum... vous suivez toujours ?
). Mais là n’est pas la question…
Les combats donc, sont présentés en 3D isométrique tout en laissant la possibilité de changer l’angle de vue (4 différents) ce qui s’avère utile pour apprécier certaine situation de prime d’abord confuse. Les personnages et les ennemis en force nombre se font fasse et le combat débute. Il faudra alors gérer sa petite troupe en utilisant au mieux les compétences de chacun. Il existe ainsi plusieurs classes de personnages, guerrier, archer, sorcier, mage et compagnie, bref que du classique. Au fur et à mesure, la montée en puissance des personnages permettra « d’évoluer » vers deux orientations spécifiques. Ainsi un guérisseur aura le choix entre « Evêque » ou « Moine » donnant accès à certaines capacités ou sorts spéciaux. Les dites classes, arrivés à un stade encore plus avancé offriront une classe de prestige (moine => Ninja, Evêque => Archevêque etc...). Il est bien sur possible d’acheter armes, armures et objets (ses derniers étant limités à deux par personnages) avec l’or accumulé au fil des victoires.

Tout l’intérêt de Vandal Heart vient donc du bon déplacement de votre troupe et de l’utilisation de chaque compétence de vos personnages (étant au nombre de douze). Les stratégies les plus complexes peuvent être mises en œuvres en fonction des bonus attribués aux terrains. Un archer hautement perché pourra tirer plus loin, un marécage ou un désert nuiront au bon déplacement de vos personnages etc… De même, un système de renfort permet également d’intéressantes combinaisons. Lorsqu’un personnage attaque un ennemi, il infligera un certain nombre de dégâts (logique nan ?
) Cependant, si l’un de vos allié se trouve sur une case adjacente à cet ennemi, la puissance de l’attaquant s’en verra accrue. De plus, plus le nombre de renfort et important (bien évidement 3 maximum) plus le coup infligera des dommages important (dommage collatéral ?). Cette technique étant tout aussi valable pour les ennemis…Pour pimenter un peu tout cela, les conditions de victoire ou défaite de chaque affrontement seront variées aux possibles, tué tous les ennemis, mort du Héros, protéger un objet, victoire avec un nombre de tour imposé et bien d’autres encore (si si ). De plus la topographie des lieux donne souvent accès à quelques mécanismes permettant l’anéantissement de plusieurs ennemis en même temps (mais cela demandera du temps et réquisitionnera momentanément un ou plusieurs membres). Bref, il y a de quoi faire!!

Premier constat, le jeu est graphiquement loin d’être esthétique. Il est vrai qu’il à quelque peu vieilli mais cela n’empêche, lors de sa sortie il accusait déjà un certain retard. La comparaison avec Suikoden, autre titre de Konami sorti quelque peu avant, et inévitable. L’avancée graphique n’a que très peu évoluée. Les pixels restent somme toute grossiers, mais les gigantesques gerbes de sang accompagnant les morts font rapidement oublier ce désagrément. Les musiques et les bruitages masquent eux aussi ce manque d’effort bien que le même thème des combats ne soit pas faramineux. L’ambiance et là quoi… et c’est tout de même le principal… La durée de vie quant à elle est acceptable, une bonne vingtaine d’heure voire plus en comptant les batailles « cachés ». Toutefois, les combats sont relativement aisés et les Game Over se font rares.



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