Test

Y's The Vanished Omens (Ancient Ys Vanished Omen)
~ Sorti sur ~
SMS
PC
NDS
~ test ~
rédigé par GhostDog
~ galerie ~
Fiche Jeu

Console : SMS

Genre : [Action RPG]

Dév. : Falcom

Sortie : 1989 [USA] Date de la dernire sortie du jeu

Y's The Vanished Omens par GhostDog

Posté le 30 mars 2006 à 16h04

De nombreuses séries d'envergure naquirent au Japon dans les années 1980. Zelda, Dragon Quest, Final Fantasy, Phantasy Star en sont quelques exemples bien connus des gamers du monde entier. D'autres, moins renommées et à la success-story moins clinquante, ont su néanmoins se constituer un noyau dur de fans fidèles, au premier rang duquel on peut citer Ys. Ancient Ys Vanished Omen, le premier opus de cette série qui perdure encore aujourd'hui, apparut en 1987 sur des machines comme le PC-8801 et le MSX2, programmé par une société répondant au doux nom de Nihon Falcom. En 1988, ce fut au tour de la Master System d'accueillir ce soft, une version pour la console 8 bits de Sega qui fut localisée en dehors des frontières du Japon et rebaptisée pour l'occasion Y's The Vanished Omens...

Dur dur d'être un héros

 

La vie de héros de jeu vidéo est souvent difficile et remplie de moult dangers. Affronter nombre de pièges mortels, occire pléthore de monstres, côtoyer sans cesse la Mort au pixel près, tel est le lot quotidien de ces aventuriers de l'impossible avec qui l'on fait corps et que l'on guide du mieux possible pour leur éviter un destin funeste. Mais le pire des périls se situe peut-être sur un autre terrain, celui des bureaux enfumés et enivrés où se décide les diverses localisations et traductions des jeux, certains choix incompréhensibles plongeant souvent nos amis les héros vidéoludiques dans les tréfonds insondables du ridicule et de la honte. Prenons un cas d'école, celui d'Adol, fringante tête d'affiche d'Ys, et qui se voit affubler pour la version occidentale Master System objet de ce test de l'ignoble patronyme d'Aron, sonnant sûrement mieux aux oreilles anglo-saxonnes. Pauvre garçon, il y a de quoi tomber en dépression ou se faire seppuku devant un tel acte barbare, fruit d‘un esprit sans doute sous l‘emprise de substances illicites ou trop porté sur la bouteille. Enfin bref, ironie mise à part, Y's The Vanished Omens, sitôt passé le sympathique écran-titre où une charmante demoiselle tenant un globe entre ses mains flatte les iris, vous propulse directement dans la peau du jeune homme aux cheveux rouges maladroitement dénommé Aron. Point de scène narrative en guise d'introduction pour planter le décor, vous vous trouvez à l'entrée d'une ville (Minea) et il va falloir se débrouiller par vous-même, une entrée en matière abrupte et typique des jeux de l'époque qui n'avaient pas pour habitude de prendre les joueurs par la main, les lâchant au contraire dans un monde inconnu avec un minimum d'informations. L'action se situe sur l'île d'Esteria ? Aron est arrivé en cet endroit suite à un naufrage, sauvé de la mort qu'il fut par des pêcheurs bienveillants ? Certainement, mais ceci ne peut s'apprendre que par une lecture attentive du manuel d'instructions qui s'attarde quelque peu sur le background. La visite approfondie de la bourgade vous permet de constater que celle-ci contient son lot de commerces, avec son hôpital tenue par une jolie doctoresse, son marchand d'armes, son marchand de pièces d'armures, son marchand d'items, son bar et ses incontournables piliers. Mais surtout, les conversations avec la populace qui peuple cette ville paisible en apparence vous permettent d'en savoir un peu plus sur la situation locale: ainsi, l'esprit curieux, vous apprenez pêle-mêle que les environs de Minea ne sont plus très sûrs, que la région connaît de sérieux troubles, qu'un homme mystérieux (a suspicious-looking man in a dark cloak...) a été aperçu dans les parages et que la voyante du coin cherche un guerrier. Dévoré en votre for intérieur par l'envie irrésistible de partir à l'aventure, vous allez donc de ce pas s'enquérir auprès de cette femme (Sara), mais elle vous demande de revenir la voir quand vous serez totalement équipé, c'est-à-dire en possession d'une épée, d'une armure et d'un bouclier. Une fois ceci fait, Sara vous révèle que Ys est le nom d'un ancien royaume qui a autrefois régné sur ces terres, un royaume prospère sauvé du chaos et des forces maléfiques par deux Déesses. Les faits de celles-ci furent consignés dans six livres magiques (Book of Ys) qui se volatilisèrent ensuite dans les ténèbres au moment de la disparition d'Ys. Et ce sont ces livres que Sara vous demande de retrouver, pressentant le danger et les sombres desseins d'un mystérieux sorcier, qui cherche lui aussi à s'emparer des ces précieux ouvrages et de leur puissance, mais à des fins malintentionnées. Évidemment, vous acceptez de vous acquitter de cette lourde tâche, une quête épique et magique vous tendant les bras...

 

 

Féérie d'un autre temps

 

En route donc pour un voyage palpitant vous permettant de parcourir Esteria en long, en large et en travers, de faire du tourisme dans de nombreuses villes, d'y rencontrer une foule de NPC accueillants et prêts à vous aider, et de nettoyer de sa vermine une multitude de caves et autres donjons obscurs, le tout saupoudré d'une intrigue remarquablement ficelée et aux rebondissements savamment distillés mettant en scène un héros à la personnalité complexe et torturée? Vous vous en doutez bien, rien de tout cela dans ce digne représentant des jeux des années 1980 dont l'univers mis en place surprend même par sa petitesse. Peu de lieux à se mettre sous le dent dans la première partie de l'aventure: une ville (Minea), un petit village (Zepik) dans lequel trois misérables maisons se battent en duel, un temple peu avenant, des mines lugubres et deux-trois environnements extérieurs (forêts, montagnes) pour lier le tout, et vous avez fait le tour du propriétaire! Quant à la deuxième partie du jeu, elle se déroule intégralement à l'intérieur de la Tour des Damnés (Tower of the Doomed), accessible lorsque vous aurez trouvé les trois premiers livres, mis la main sur toutes les clés et réuni toutes les conditions en terme d'équipement, et où il s'agit de tracer sa route au travers d'un dédale inextricable de 21 étages. La variété n'est donc guère au rendez-vous mais cela ne signifie pas pour autant que l'aventure que ce Ys vous propose de vivre ne soit pas soignée, bien au contraire. L'intrigue, délicieusement simpliste à appréhender, met en scène une quête réellement passionnante à suivre, qui a le bon goût de nous plonger dans un univers cohérent et irrémédiablement attachant au fur et à mesure que l'Histoire d'Ys se dévoile, que la compréhension des enjeux dramatiques, des tenants et aboutissants se fait plus clair, un univers diablement accrocheur avec ses lieux certes peu nombreux mais aux architectures travaillées et chargées d'histoire sur fond de vieilles légendes et d'ancienne civilisation déchue. L'atmosphère y est magique, merveilleuse, soutenue en cela par des musiques divines qui ont le don de plonger nos tympans dans un état quasi-extatique! Les dialogues, peu envahissants et allant droit à l'essentiel, recèlent souvent d'informations et d'indices importants sur la marche à suivre à griffonner sur un bout de papier. Il est également appréciable que des NPC aient la bonne idée de vous confier quelques objectifs « secondaires » : ainsi, la poétesse Reah vous avouera qu'elle a égaré son harmonica, le maire de Zepik vous demandera de retrouver le symbole du village (la silver bell) qui a été dérobé, il vous faudra délivrer Feena... Bref, des petites choses parfaitement intégrées au déroulement de l'aventure. Quant à Aron, au-delà de son prénom lourd à porter, son design réussi lui confère un charisme certain, non que dis-je une classe folle, que ne vient pas entacher un quelconque bagou. En effet, notre héros se complaît dans le mutisme, frappé de plein fouet par le syndrome de la coquille vide. A charge pour vous de rentrer dans sa tête, d'imaginer ses pensées et ses émotions, de lui inventer un passé et des motivations (nullement exposés dans le jeu). Comme de coutume avec ces vieilles merveilles désuètes et primitives au minimalisme affirmé, il s'agit bien plus d'évocation et de suggestion, de se projeter dans un univers virtuel et de croire qu'il existe en laissant vagabonder son imagination, mécanisme fascinant que ce Ys produit à la perfection.

 

 

Quand la lâcheté paie!

 

Comme vous pouvez le constater, l'ambiance du jeu est furieusement accrocheuse et constitue un indéniable point fort, mais encore faut-il que le gameplay suive. Sur ce point, Ys étonne et détone. Je me souviens avec émotion de mes a priori initiaux sur ce soft la première fois que je m'y suis essayé à la fin des années 1980 (ça ne me rajeunit pas!). Je m'attendais à un clone bête et méchant de la bombe de l'époque, à savoir Zelda. Et pourtant grande fut ma surprise lors de ma première escapade en dehors de Minea et de mon premier face-à-face avec un ennemi. Si dans Ys vous déplacez bien dans quatre directions (haut, bas, gauche et droite) un petit sprite avec cette perspective en vue aérienne si chère au A-RPG, vous ne portez pas de coup d'épée en pressant un bouton comme dans le jeu mythique de Nintendo suscité. Imaginez mon étonnement quand je me suis approché du monstre et que j'ai appuyé sur le bouton, passant le trancher avec ma lame, et que rien ne se produisit! Mon réflexe initial fut alors de jurer contre un pad que je crus défaillant, ravagé par l‘envie folle de l‘achever en l'envoyant se fracasser contre le mur. Et puis j'eus la brillante idée de zyeuter le manuel d'instructions que j'avais de prime abord superbement ignoré (qui lit la notice avant de se lancer dans une nouveauté que l'on brûle de découvrir? Personne bien entendu) pour avoir le fin mot de l'histoire et la vérité éclaira mon âme égaré de son éblouissante évidence : les combats se font par simple contact avec l'ennemi, autrement dit il suffit de rentrer dans le buffet de votre opposant, de lui marcher littéralement dessus pour lui infliger des dégâts, et réciproquement le monstre vous occasionne des dommages en vous touchant! Décris comme cela, ce système peut paraître peu excitant, être perçu comme une sorte d'ode au rentre-dedans dénuée de la moindre finesse et prompte à combler les adeptes de la manière forte désireux de débrancher leur cerveau le temps d‘une partie. Heureusement, il s'avère plutôt subtil à l'usage, tout son intérêt résidant dans votre faculté à éviter le choc frontal. Ainsi, si vous souhaitez optimiser vos chances de survie, oubliez toute notion de loyauté et de code d'honneur, reniez tous les préceptes appris lors de la lecture du Hagakure, car affronter un monstre de face n'est guère un gage de réussite, surtout quand celui-ci est de votre niveau ou au-dessus (un état de fait repérable à sa barre de vie : si elle est plus élevée que la votre, prenez garde). Dans Ys, il faut se montrer malin, mais dans le sens le plus fourbe, le plus traître du terme, c'est-à-dire faire en sorte d'attaquer dans le dos, par le flanc ou dans les angles, tout en gardant continuellement à l‘esprit qu‘Aron porte son épée dans la main droite et son bouclier dans la gauche (c'est le contact avec votre arme de mort qui inflige les dégâts, pas avec votre outil de protection...). Ce qui n'est pas si aisé, tant les monstres se montrent agressifs dès qu'ils vous aperçoivent et qu'ils aiment brusquement changer de direction au moment où l'on s'y attend le moins. Ces joutes, au dynamisme jubilatoire, mettent donc vos réflexes à rude épreuve et demandent un brin de sens tactique (sauf bien sûr quand votre niveau est largement supérieur, auquel cas vous pouvez foncer gaiement dans le tas) et de la concentration, surtout lorsqu'il y a plusieurs belligérants à l'écran, ces derniers ayant tôt fait de vous prendre en sandwich ou de vous coincer contre un élément du décor. Et n'escomptez dénicher aucun sortilège magique et autre arme de jet pour venir vous épauler en cours de jeu et vous permettre d'attaquer à distance, Aron ne dispose que d'épées et n'a donc d'autre alternative que de se frotter dans des corps à corps incessants (ce qui est également valable pour les monstres, aucun ne pouvant attaquer de loin) qui pourront sembler rapidement redondants, et à raison. Toutefois, les affrontements avec des boss retors et aux mécanismes qui diffèrent du commun des ennemis ordinaires viennent opportunément briser la répétitivité de ces combats routiniers, des boss qu'il vous faut apprivoiser en assimilant leurs patterns et en attendant le bon moment pour aller au contact. De plus, quelques items de soutien, à acheter ou à découvrir tout au long de l'aventure, sont présents pour vous faciliter la vie, à commencer par de précieux anneaux. Ainsi, sont à acquérir à Minea des Healing Potion pour vous soigner, Wing pour vous téléporter en un clin d'oeil à la ville, Mirror pour paralyser un court instant les monstres (mais attention, votre inventaire ne vous autorise qu'à en porter un seul exemplaire de chaque, vous ne pouvez pas accumuler ces objets); sont à débusquer le Power Ring (qui augmente la puissance d'attaque), le Ring Mail (qui renforce la défense), le Heal Ring (qui permet de regagner des points de vie, en restant immobile), le Timer Ring (qui diminue la vitesse de déplacement des monstres) et le Evil Ring (à l'utilité inconnue). De quoi rendre les joutes moins ardues...

 

 

Ca se gâte

 

Quel est donc l'intérêt de combattre un bestiaire somme toute plutôt agressif ? Pour gagner des points d'expérience et de l'argent pardi ! Ys, comme tout bon RPG 8 bits, est du genre intransigeant et à ne pas pardonner la moindre différence de level en votre défaveur avec les ennemis. Vous n'avez pas le niveau requis pour affronter les monstres de la zone dans laquelle vous venez d'arriver? A vous les défaites cuisantes avec des points de vie qui fondent comme neige au soleil et l'humiliation du game over douloureux pour l'ego! La nécessité de s'adonner aux joies du level-up est par conséquent primordial (rien que dans l'optique des duels contre les boss :il faut savoir qui si vous n'avez pas atteint le niveau suffisant, vous ne leur faites aucun dégât!!!) et ce d'entrée, non seulement dans le but de monter de level mais aussi dans le but de récolter l'argent nécessaire pour se payer de meilleurs épées, armures et boucliers. Et c'est là que l'énorme défaut du soft se fait jour : on met tellement d'ardeur à leveler dans les premières heures de jeu qu'Aron atteint rapidement le level 10, soit le niveau maximum, et amasse suffisamment de pièces d'or pour s'offrir les équipements les plus performants en vente à Minea (sans oublier ceux en silver que l'on trouve en cours de partie), et cela bien avant d'attaquer la Tour des Damnés. Suite fâcheuse et néfaste, tous les combats de la deuxième partie du jeu s'avèrent inintéressants. En effet, pourquoi donc s'acharner à tuer des monstres alors que les EXP et l'argent (que vous ne pouvez plus dépenser puisque sortir de la Tour est impossible) ne servent plus à rien? Ces joutes se révèlent d'autant plus inutiles que les ennemis présents dans la Tour sont puissants, hargneux, à la férocité décuplée et parfois même aussi rapides qu'Aron, et donc hautement périlleux pour la santé du héros (certes, il est possible de récupérer les points de vie égarées en revêtant le Heal Ring ou lors des transitions entre deux deux étages, mais ce n'est pas la panacée). On aboutit donc à la situation désastreuse suivante : face à cette difficulté accrue et rapidement irritante (pour ne pas dire éprouvante pour les nerfs), on se résigne à équiper le Timer Ring qui a pour effet de ralentir la horde furieuse d'assaillants, se contentant alors d'esquiver tout ce petit monde (sauf les boss, inévitables, cela va de soit) avec la plus grande facilité qui soit et de se hâter afin d'arriver le plus vite possible au terme des 21 étages. En définitive, le plafonnement de l'expérience à un palier trop bas déséquilibre complètement l'aventure, avec une première partie pendant laquelle on s'administre une dose gargantuesque de combats par pure nécessité vitale (ce qui a de fortes chances de décourager les plus farouches réfractaires au leveling outrancier), et une seconde où on les fuit comme la peste. Cela ne signifie pas toutefois que cette Tour des Damnés soit totalement dénuée d'intérêt, tant ce dédale a de quoi rendre fou par son level-design complexe qui représente un challenge à lui seul, n'épargnant ni impasses, ni aller-retours fastidieux, ni énigmes sournoises certes rares et minimalistes mais âpres à résoudre par manque d'indices clairs. Zen, il faut rester zen...

 

 

Quand la frustration finit par l'emporter...

 

Sur le plan technique, aucune prouesse franche n'est à relever, la Master System s'acquittant honorablement de sa tâche en proposant des graphismes lisibles, avec des décors aux couleurs vives et criardes et des sprites simples mais adorables. Une simplicité au service d'une esthétique globale soignée, mettant en valeur le superbe travail réalisé sur les atmosphères des différents lieux traversés, aux architectures parfaitement typées et uniques (ah les mines dans lesquelles un simple cercle de lumière entoure Aron et l'où se sent à la limite de la claustrophobie, apeuré, étreint par la crainte de voir surgir brusquement devant soi un monstre peu hospitalier). Toutefois, l'œil pragmatique ne manquera pas de relever l'extrême répétitivité qui frappe les décors : à l'intérieur d'un même environnement, aucune variété n'est à ressortir, seulement des kilomètres de mur qui se renouvellent à l'identique. Quant au scrolling multidirectionnel, il demeure fluide en toutes circonstances. Du côté des musiques, je radote mais je tiens à réaffirmer avec force l'ébouriffante qualité des thèmes, quoiqu'il faut bien admettre la mort dans l'âme que leur manque de diversité et leur boucle trop courte ont de fortes chances de plonger vos oreilles dans les abîmes de la lassitude au bout de quelques heures de jeu (une tare notamment valable pour la Tour des Damnés où de toutes les manières on s'énerve très vite). Concernant l'interface, vous avez accès (à l'exception des combats contre les boss) à un menu, qui s'ouvre dans une fenêtre en pressant le bouton 2 et qui offre plusieurs choix : Status, qui regroupe plusieurs informations relatives aux diverses caractéristiques d'Aron (level, HP, strenght, defense, EXP, GOLD, arme équipé...); Equipment, subdivisé en deux sous-menus avec un premier écran dans lequel on équipe Aron dans cinq catégories d‘objets (épée, armure, bouclier, item, anneau) et un second écran faisant office d‘inventaire d‘items spéciaux (livres d‘Ys, clés...); Read Book afin de lire les livres d‘Ys en votre possession; et enfin Load Data et Save Data vous permettant de sauvegarder et de charger une partie à n'importe quel moment de la partie (sauf contre les boss évidemment), une possibilité plus qu'appréciable (même si je me souviens avoir été confronté à quelques soucis d'effacements intempestifs de sauvegarde, mais de là à en déduire que cela était un problème commun à toutes les cartouches du jeu...). Un menu qui brille donc par sa clarté et sa facilité d'utilisation, ça fait toujours plaisir. La même simplicité est de mise lorsqu'il s'agit d'engager la conversation avec un NPC. Ici, point besoin de passer par une diabolique commande Talk, il suffit d'entrer en contact avec la personne concernée pour que celle-ci vous livre ce qu'elle a à vous dire. La durée de vie, quant à elle, fait dans le minimum syndical : comptez 8 à 10 heures pour mener Aron au bout de sa difficile quête et pour voir défiler le générique de fin. Une aventure qui laisse finalement un goût amer d'inachevé, tant il regrettable que le voyage dans l'univers d'Ys et de sa fantastique ambiance ne soit pas plus consistant, plus riche, plus long, que la variété fasse si cruellement défaut. Remarquez, il faut savoir que ce Y's The Vanished Omens ne constitue que le premier volet d'une aventure en deux parties, Ys 2 (Ancient Ys Vanished The Final Chapter) débutant là où on laisse Adol à la fin de Ys premier du nom, une suite qui n'est malheureusement pas sortie sur la 8 bits de Sega. De quoi être définitivement frustré...

 

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Commentaires

Par starman

Test sympa. Néanmoins je tiens quand même a signalé que l'écriture Y's est plus ou moins une faute d'orthographe vu que le nom d'origine est Ys. Faute qui est présente d'apres mes souvenirs uniquement sur le boitier de jeu (d'ailleurs sur l'ecran titre c'est Ys).
Une faute qui en a apellé d'autres tant la traduction est mytheuse.
Par contre quand tu parles des plateformes sur les quels tu as dit qu'on pouvait jouer a Ys, j'aurais quand meme ajouté un mot sur les versions Eternal et Complete (d'extrème qualité) que l'on trouve sur PC.

le 1/04/06 20h22

Par GhostDog

Ys écrit Y's, on le retrouve non seulement à cinq reprises sur la jaquette, mais tout autant voir plus dans la notice. A ce niveau là, ce n'est pas une faute d'orthographe, mais un choix de traduction assumé d'autant plus incohérent qu'on a bien Ys pendant tout le jeu en lui-même. Quand je parle de localisation douteuse faite par des gars un brin bourrés et qui n'avaient d'autre prétention que de souiller la VO, on est en plein dedans...
Pour les Ys sur PC Windows, tu as raison de souligner l'extrême qualité de ces versions, mais elles n'existent malheureusement qu'en japonais (même s'il existe un patch officieux il me semble), c'est pour cela que j'ai préféré citer Ys Book I&II qui lui existe en anglais ;)

le 1/04/06 21h36

Par Mainor

Merci d'avoir souligné les versions PC starman ^^ je comptais justement le faire avant de voir ton commentaire. La version Complete est vraiment magnifique et rajoute quelques petites points autour de l'histoire originale sans pour autant la dénaturer.
Pour moi cette version SMS de Ys c'est ce qui m'a fait découvrir les RPG, un jeu vraiment inoubliable!

le 17/05/06 16h03

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