



rédigé par Vlidie


Tales of Symphonia par Vlidie
Posté le 29 décembre 2008 à 19h02
Tales of Symphonia sur Game Cube, à l'instar de FF Crystal Chronicles, signe le retour d'une grosse écurie chez Nintendo. En effet, si la franchise des « Tales of » de Namco avait vu le jour sur Snes en 1995, l'arrivée de la Playstation et le joli crash de Nintendo côté console avait vu Namco suivre Square et aller élever sa progéniture, et notamment les moult suites de Tales of Phantasia, sur la console de Sony. Avec Tales of Symphonia, l'éditeur refait donc une partie du chemin en sens inverse, tout en prenant soin, au Japon, de sortir ce Tales sur Game Cube ET sur Playstation 2 (on n'est jamais trop prudent
)
Alors, ce Tales of Symphonia, juste quelques miettes de Tales of jetées en pâture aux Nintendo-maniaques avec un épisode mou et sans prise de risque, ou une vraie aventure vibrante, qui exploite pleinement les capacités de la GC, et fait honneur à ses brillants ainés ?
Voyons ça, ouvrons l'oeil et le bon ;-)
Notons en préambule que ce test est à nouveau un test collaboratif dirons-nous, ou un test à quatre mains, écrit par Vlidie et Olivier :-)
Notons également que si nous avons pas mal usé les galettes de Tales of Symphonia, à notre grande honte (mais on va remédier bientôt à ça) nous n'avons joué ni l'un ni l'autre à aucun autre opus de la série des Tales of... Aussi vous nous pardonnerez de nous extasier parfois sur des choses qui existaient déjà ou de ne pas notifier cette pré-existence. Si vous en savez plus que nous, vous nous lirez donc en expert, bienheureux
Mais cela ne retire évidemment rien à notre point de vue sur le jeu, puisque nous n'allons nous exprimer que sur cet épisode et uniquement celui-ci.
Dernier point, comme vous les verrez, nos screenshots sont un brin « artisanaux », ce qui s'explique par le fait, évidemment, que nous avons été contraint de prendre de vraies photos de notre écran de TV. C'est pas très beau, certes, mais on a préféré ça à voler trois images toujours identiques sur le site des autres ;-)
Voilà voilà, c'est tout, on vous fout la paix et on y va !
Une lumière venant du temple de Martel illumine le ciel : c'est le jour de la prophétie. C'est à ce jour que l'Elue va devoir entamer son périple pour sauver le monde. En effet, les gens du monde de Sylvarant souffrent de la tyrannie des Désians, et c'est en particulier pour lutter contre cela que l'Elue entreprend son voyage.
L'Elue... Haaa, l'Elue c'est... c'est Colette. Ca démarre fort, me direz-vous avec un prénom pareil ! Oui, pas mal vous répondrai-je, et d'autant plus quand on sait qu'elle est aussi dégourdie qu'un sac de grain et que son sport favori est de se manger les murs en laissant des trous dedans. On n'est pas sauvés, hein ?
Mais non mais non, allez, un peu de confiance. L'Elue donc, c'est Colette, elle est jolie tout plein, pas dégourdie fort fort, mais gentille comme tout et elle a 16 ans. Vous ? Ben vous incarnerez Lloyd, son ami le plus proche, et faites pas les fiérots parce que vous êtes guère plus malin en fait :-D
Vu le duo de winner, il fallait bien des gens un peu plus "songés", et c'est donc en compagnie de leur instit Raine, son petit frère Génis et un mercenaire un peu ingrat, Kratos, que vous vous embarquerez dans une (lonnnngue) escapade pour sauver le monde.
Bon, entendons-nous bien pour ceux qui soupirent de devoir à nouveau sauver le monde, cet alibi de base se verra consiiiiidérablement étoffé tout au long du jeu. Attendez-vous à quantité de surprises, revirements et autres retournements de situation qui sauront même régulièrement vous paumer et vous pousseront à recommencer sans doute le jeu pour bien en saisir toutes les subtilités.
Au cours de leur périple ils auront l'occasion de visiter quantité de lieux sur deux cartes du monde différentes, ce qui augure d'une belle varieté tout en ne sortant pas des sentiers battus. J'entends par là qu'on retrouve un désert avec sa ville oasis, un « monde des neiges », le petit village pauvre, la grosse ville riche... du classique :-)
Ils rencontreront également quatre autres personnages « jouables » (ce qui fait donc neuf en tout) qui viendront les rejoindre dans leurs aventures. Le principe ici du « un perso sort, un perso entre » étant de mise, mais la plupart du temps on pourra réellement faire son choix entre huit persos possibles et en pouvant (mais oui !) exclure le héros. Chose intéressante d'ailleurs, les persos ne faisant pas partie de l'équipe de base voient malgré tout leur niveau continuer de s'élever. Ce qui permet d'éviter d'avoir de trop gros écarts de niveaux et de délaisser l'un ou l'autre un peu stupidement.
Concernant l'ensemble de ces personnages, on retrouvera là également de grands classiques du RPG : le héros un peu débile et fonceur, sa copine un peu niaise et maladroite mais qui a si bon coeur, le petit génie qui sait tout sur tout, la scientifique au coeur un peu sec, le mec "classe" au passé sombre, le dragueur invétéré, etc...

Héros classiques, lieux classiques, histoire classique, on pourra donc s'étonner au final que ToS se soit voulu aussi purement dans la tradition ! On s'ennuie pas un peu à force de tant de déjà-vu, me demanderez-vous ? Ben, en coeur on vous répondra que non
Car pour peu qu'on prenne un soupçon de distance, on se rend compte que tout cela a été fait exprès et que les personnages par exemple se veulent finalement des pastiches absolus de certain types de personnages dont on a tant l'habitude. Colette par exemple est l'archétype de la potiche ? Oui ! Parfaitement, et elle assume à mort. Ils ont poussé le délire à fond et elle se mange les murs, défonce les machines en tombant dessus et possède même des attaques spéciales de vol où elle se vautre comme il faut.
Mais elle n'est à la fois pas que cela, et c'est au cours de l'histoire qu'on s'en rend compte.
Lloyd n'est pas non plus qu'un batailleur classique qui fonce constamment tête baissée. Génis n'est pas qu'un petit « je-sais-tout » et sa soeur a aussi un coeur et ne passe pas tout son temps à baffer tout le monde.
Tant qu'à faire un jeu classique dans sa construction, et ToS l'est clairement, les concepteurs sont allés à fond dans la chose jusqu'à en arriver au pastiche, ce qui permet de trouver des situations très drôles régulièrement. Ils ont ensuite dépassé ce stade pour complexifier considérablement et les personnages et les situations. Ainsi parfois, sauver le monde c'est bien moins linéaire qu'on ne l'aurait imaginé (au niveau des RPG
) et peut entraîner quantité de noeuds scénaristiques. Idem, des personnages ultra-classiques sont très amusants par leur classicisme, mais peuvent aussi se révéler bien plus riches de caractère qu'on ne l'aurait cru. C'est plutôt malin et bien joué :-)

On retrouve d'ailleurs cette dualité d'un classicisme d'apparence qui cache une beaucoup plus grande richesse à beaucoup de niveaux techniques du jeu. Voyons un peu cela avant de nous intéresser au contenu même, car là il y a aura quantité de choses à raconter, donc commençons par le plus simple...
Les graphismes et notamment le chara-design sont assurés par le très renommé Kosuke Fujishima, dont je suis personnellement très fan. J'ai apprécié de retrouver son coup de crayon notamment au travers des costumes, des expressions des personnages, etc... Bien sûr, on aurait pu dès lors s'attendre à luxe de détails et quantités d'exubérances capillaires (Ah ! My godess, quand tu nous tiens). Mais pas du tout : les graphismes restent simples et agréables et le chara-design soigné sans en faire trop. On a droit à des personnages SD en cell-shading classique évoluants sur un décor coloré, très propre et agréable mais sans plus de détails. Ainsi, là encore, une volonté de rester très classique dans l'approche esthétique et graphique, avec le choix logique d'entrer dans l'ère de la 3D mais sans pousser à un réalisme absolu. On conserve un aspect BD plutôt réussi et qui reste très agréable à l'oeil tout au long du jeu.
Lors de passages de scénario où l'on voit les personnages de façon plus rapprochée, on peut néanmoins remarquer une sorte de flou aux contours de l'écran, cela illustre malheureusement les limitations techniques de la Game Cube et c'est assez dommage.
Ha, à noter aussi au point de vue négatif certains costumes spéciaux d'un goût... douteux
, ce qui est étonnant vu comme certains autres sont réussis et offrent une belle variété.
Du côté de l'animation des scènes et des personnages, c'est bien fait et fluide dans l'ensemble. Au départ, on se dit que ça bouge bien mais sans s'attarder à plus. Il faut en fait plus finement observer les scènes pour se rendre compte du travail qui a été fourni. Cela fourmille de petits détails pas mal songés qui rendent étonnamment bien !
Les personnages ont chacun leur mimiques et attitudes qui reflètent complètement leur caractère. C'est riche et varié, les visages et les corps ne restent pas stupidement figés mais réagissent aux paroles des personnages ce qui donne beaucoup de cohérence à l'ensemble. Le summum est atteint lors des combats où le paquet a été mis sur les personnages les plus actifs. Si Raine par exemple ne possède que quelques animations assez répétitives au fond, Lloyd par contre possède des animations vraiment fines sur chacune de ses attaques et super-attaques. Il faut parfois mettre le jeu en pause en plein milieu d'une attaque pour se rendre compte que c'est vraiment bien fichu : le placement du corps est cohérent, l'attitude d'attaque est bonne, le visage exprime la bonne émotion : impec :-)
Bon, bien sûr, on n'échappe pas à quelques incohérences comme les cheveux longs de Colette qui restent tout droits sur ses épaules alors qu'elle se retrouve la tête à l'envers ou ce genre de choses mais bon... c'est du boulot très convaincant

Coté musical, nous avons encore une pointure avec Motoi Sakuraba... à mon avis, pour notre grand désespoir ! Bon, j'abuse un peu, mais entre l'anime Gensomaden Sayuki et Tales of Symphonia, j'ai parfois du mal à me dire qu'il est sérieusement cet « immense génie » que beaucoup idolâtre.
Soyons honnêtes, les musiques collent très bien aux situations, et sur le fond c'est mignonnet tout plein. Lorsqu'on est pad en main, ça passe assez bien. Je dirais même que quelques musiques sont particulièrement réussies et bien sympas, mais elles ne dépassent pas la dizaine. Pour l'immense majorité des autres, ça turlutute dans tous les sens et en deviennent tout simplement irritantes à la longue.
On retrouve complètement la touche Sakuraba, ça c'est clair. Mais moi qui me disait déjà qu'il avait tendance à se répéter, là il se pastiche presque. Sensation qui ne s'améliore pas avec l'orchestration choisie qui n'a rien du philharmonique : c'est du bon synthé tchoum-tchoum-paf comme on en avait plus entendu depuis un temps. En gros, une sorte de son 16 bits amélioré si vous voyez l'idée. Alors bon, ça se défend et vos oreilles n'en ressortiront pas immensément offensées. Vous aurez même plaisir à retrouver certains thèmes qui vous rappelleront votre aventure. Mais ça aurait pu être nettement mieux et surtout si on a payé (et donc privé d'un philharmonique) pour avoir Sakuraba.
Du point de vue de l'histoire et du scénario dans son ensemble, comme on l'a déjà abordé plus haut, ne vous laissez pas abuser. L'histoire débute sur un simple pèlerinage, il s'agit de briser des sceaux pour sauver le monde... Mais comme vous vous en doutez tous, cela est bien plus complexe ! J'avoue que par moment, les explications au cours du jeu sur le pourquoi du comment m'ont impressionnée. C'est tordu et touffu, mais tout finira par être plus ou moins correctement expliqué et logique. Un bel effort de densité et de cohérence !

Evidemment, à scénario touffu, durée de vie conséquente ! Et là aussi, au départ on ne s'y attend pas vraiment : on arrive à la fin de la quête première des sceaux, et on se dit : Boudiou, mais qu'est-ce qu'ils ont mis sur le CD 2 ? J'ai presque fini ! Et badaboum, toutes nos belles certitudes s'écroulent évidemment et nous voici reparti pour d'encore bien plus longues heures de jeux. J'ai personnellement terminé ma partie en une centaine d'heures et en ayant fini la plupart des mini-quêtes qui rallongent considérablement le jeu. Quant à Olivier qui passe son temps à fouiller partout (« Y a rien en haut ? Non, c'est cassé »
), il y a passé... une bonne trentaine d'heures de plus que moi !
Dernier paramètre et assurément le gros plus de ce jeu : une prise en main extrêmement facile et intuitive. Ce autant dans les déplacements en villes et donjons, qu'au cours des combats ou encore dans les menus. Et malgré la densité apparente de paramètres à prendre en compte, le jeu est maîtrisé en un clin d'oeil et avec un réel plaisir ! N'allons pas plus loin sur toutes ces choses ici puisque c'est précisément l'ensemble de ces aspects, ce qui rend ce jeu si agréable à jouer et lui donne une prise en main si aisée qui va être abordé immédiatement.

Les Tales of possèdent un système de combat particulier et assez connu de tous. Un mélange de différé et de temps réel où vous entrez en combat après un contact direct avec un ennemi. Dès lors, à partir de l'écran spécifique de combat, vous pouvez bouger comme bon vous semble dans toutes les dimensions de l'écran (et non plus seulement horizontalement et en hauteur comme avant), en visant un ennemi ou un autre, tout comme si c'était du pur temps réel. De l'action pure et ininterrompue qui donne un puissant dynamisme aux combats et ne vous permet, bien entendu, de ne diriger qu'un seul des combattants parmi les quatre qui peuvent entrer dans la melée. Les autres sont dirigés par l'IA et adopteront une attitude que vous aurez défini assez finement à travers plusieurs menus très simples, ou bien même carrément en cours de combat. Il ne vous sera en effet possible d'interrompre un combat que pour accéder au menu traditionnel des objets/magies/stratégie/fuite. L'ensemble de ces paramètres vous permettront de garder un grand contrôle du déroulement du combat malgré le chaos apparent dû au total temps réel. Cela vous évitera également moult arrachement de cheveux à cause d'un « partenaire » qui vous regarde mourir sans réagir ou d'un autre qui persiste à se jeter dans la lutte alors qu'il lui reste deux pauvres points de vie...
Plus intéressante encore sera la possibilité pour un (ou plusieurs) autre joueur de venir se mêler à vos lattages de monstres ! Hé oui, le multi finit par s'imposer partout, même dans les Tales of. Quatre personnes pourront ainsi prendre le contrôle des membres « actifs » de votre équipe... mais ceci uniquement au cours des combats. Le système vaut ce qu'il vaut puisque la camera zoom sans arrêt sur l'action du premier joueur et bien des fois on ne voit pas ce que fait le second personnage... (on a essayé qu'à deux, mais à quatre ça doit être un soupçon le bazar
) mais bon, avec un peu de pratique c'est gérable et au final c'est très sympa et amusant !
Ne croyez pas pour autant que tout seul vous pourriez vous ennuyer, car vous aurez de quoi faire à vous agiter en tous sens, enchainant coups normaux et spéciaux afin de créer des combos démentiels (les hits sont comptés comme dans un jeu de combat), de laisser le moins de chance de l'ennemi de riposter et en finir avec le plus d'efficacité possible. Oui, car se battre vaillamment et efficacement vos offrira des points qui permettront d'acheter des objets spéciaux ou, à la fin du jeu, d'acheter des bonus/malus pour débuter une nouvelle partie (commencer avec ses magies, rendre le jeu plus simple ou plus difficile...)
En résumé, le système de combat de ToS est fort bien songé. Bourrin et agité en apparence, il se révèle riche, fin, assez tactique et demande constamment davantage de brio ce qui en maintient l'intérêt. En fait, on prend tant de plaisir à se battre qu'on en redemande, et ça c'est rare !

Les donjons, précisément lieu principale de vos joûtes armées, sont de la même veine : ils sont très courts, et toujours très funs à faire. Pour pouvoir les terminer, il y a toujours une sorte de petite énigme à résoudre basée sur l'élément qui domine le donjon : eau, air, feu, tonnerre... A partir de là, à vous de mener votre chemin en maniant les éléments afin de parvenir à vos fins. Cela permet de varier un peu le style des énigmes pour qu'on ne tourne pas en rond dans des donjons immenses mais toujours identiques avec des énigmes répétitives et qui demandent bien sûr qu'on se retape 100 fois les mêmes aller-retour
Ici, rien de cela, ça va pas mal à l'essentiel et ça n'est pas plus mal. Bien sûr on échappera pas pour autant au fameux "on tire la vieille caisse en bois qui bloque le chemin, on pousse le bouton qui ouvre la porte, on actionne le levier qui remplit la piscine"... Mais bon, l'intérêt est qu'on ne perd au moins pas son temps à ça :-)

A l'issue de chaque combat il vous sera offert la possibilité de cuisiner. Hein ? Cuisiner ? Et pourquoi pas un peu de couture pour remédier aux accrocs de notre petit linge, du temps qu'on y est ? Hé hé, non, ne riez pas, aussi étrange que cela puisse paraître au départ, la cuisine occupe vite une grande part dans vos possibilités de récupération tant en point de vie que de magie. En effet, il vous sera possible d'apprendre à chacun de vos personnages, dans le cadre d'une quête qui se déroule tout au long du jeu, un total de 24 recettes qui vous apporteront différentes quantité de PM et/ou PV, pourront parfois vous guérir d'altérations d'état ou même pourront booster vos caractéristiques pour le combat suivant. Autant vous dire que si au départ on ne pense pas réellement qu'on va utiliser la cuisine, on se rend vite compte que c'est très loin d'être un « gadget » et qu'on a tout intérêt à devenir des petits Bocuse en herbe
Tous les personnages pourront réaliser une même recette, mais chacun sera plus ou moins doué pour l'une ou l'autre et il progressera dans sa maîtrise de la recette à force de l'utiliser. C'est important car une recette réalisée par un personnage doué aura plus de chance d'être réussie et restaurera mieux vos combattants !
En fait, Tales of Symphonia est tout empli de ce genre de petites possibilités qui la plupart du temps seront développée dans le cadre de quêtes annexes et qu'au départ on ne pense ne pas vraiment utiliser. Dans la plupart des jeux, on laisse de côté quantité de possibilités parce que s'y atteler demanderait trop d'efforts, trop de « micro gestion » et surtout l'ergonomie de la chose est assez défaillante.
Dans ToS cette ergonomie est justement impeccable. Ces possibilités sont « fun », intéressantes, ne demandent pas un investissement délirant pour être correctement développées et surtout conservent tout au long du jeu un réel intérêt ! Proposer par exemple de cuisiner à la fin de chaque combat permet que l'évolution en cuisine se fasse de façon transparente et en plus on y a tout intérêt ! Voilà un exemple de bonne ergonomie et d'une parfaite intégration dans le jeu. On s'attèle ainsi vite à tout cela et on s'amuse pour une fois beaucoup à s'y impliquer pour mener ces quêtes sympathiques à bien et obtenir des héros très puissants et en excellente santé.

Quelques exemples encore pour illustrer.
Il vous sera possible par exemple, comme dans beaucoup de RPG d'associer des gemmes à vos personnages. Celles-ci sont appelées Gemmes EX ici et il en existe de quatre types qui permettent une progression. Ces gemmes offrent de "booster" vos personnages en augmentant leurs caractéristiques tels que la défense, les HP... , mais aussi d'obtenir des compétences plus originales comme de pouvoir draguer les filles en ville et obtenir de celles-ci argent et objets inédits, de trouver de la nourriture dans les donjons ou encore de courir plus vite à l'écran ! En associant certaines de ces compétences entre elles, vous pourrez même découvrir des capacités spéciales de combats : écourter le temps de préparation des sorts, augmenter la chance d'avoir des objets après les combats, obtenir un coup de plus dans votre combo d'attaque... On comprend vite tout l'intérêt qu'on peut avoir à veiller au bon agencement de nos Gemmes EX ;-)
Dernier exemple avec le système des titres. Là aussi cela entre dans le cadre d'une quête distincte et vous aide à faire évoluer vos personnages. Vous pourrez ainsi associer un "titre" à chaque personnage afin de favoriser plus ou moins le gain de point dans une caractéristique donnée (défense, MP, agilité...). Par exemple, à chaque niveau passé avec le titre "Petite voleuse" de Colette vous gagnerez un bonus en point de PV, force et défense. Ces titres sont récupérables après de petits challenges en combat, ici par exemple tenter de voler les ennemis au moins 400 fois pendant votre partie ; D'autres fois, il suffit de réaliser certaines actions dans le cours du scénario, de terminer des quêtes annexes ou bien d'autres choses encore... et on se surprend vite à tenter de trouver tous les titres possibles, surtout que certain sont d'un loufoque total et permettent même vers la fin du jeu de changer les costumes de vos personnages !
Vous le voyez, tout cela reste intéressant en terme de possibilités, amusant à chercher et obtenir dans le cadre des quêtes et à la fois pas exigeant en terme de micro-gestion :-)
Cela débouche sur un vrai plaisir de jeu puisqu'on a vraiment l'impression d'avoir à faire à un jeu à la fois riche et accessible. Très bon point !

Précisément, comme dans l'essentiel des RPG actuels, les multiples quêtes annexes proposées ajoutent pleinement à la richesse du jeu
Première remarque : elles sont très nombreuses dans ToS et rallongent considérablement le jeu, au point de constituer pas loin de la moitié de votre temps de jeu final. Libre à vous ainsi, de vous y consacrer, ou pas, et finir le jeu plus ou moins vite.
L'intérêt principal des quêtes de ToS vient de leur extrême diversité, en plus de leur nombre. On trouve de tout : de la mini-quête réalisée en un rien de temps et qui permet juste de connaître mieux le passé de vos personnages, de la quête de collection qui dure tout au long du jeu (les recettes de cuisines, les titres ou le Compendium), les quêtes de combats comme les affrontements au Colisée, ou encore des mini-jeux plus ou moins amusants (le jeu des Oncles, 1-2-3 Soleil...) comme on en trouve de plus en plus dans les RPG récents. Il y en a vraiment pour tous les goûts et ce la les rend d'autant plus intéressantes et en général très amusantes à faire !
Un ultime petit plus qui fait le charme de ToS, ce sont les fameuses scénettes qui se déclenchent avec la progression de l'histoire et varient selon vos actions dans le jeu. Il s'agit de petits dialogues entre les personnages de votre groupe qui permettent à la fois d'avoir une meilleure compréhension du scénario et d'interagir avec vos partenaires tout en apprenant à les connaître. On évite ainsi le syndrome des partenaires muets qui ne sont bons qu'à lancer trois sorts en combats et sortir deux phrases stériles au cours du jeu. Là, ça parle, ça parle même beaucoup, au point qu'il vous sera laissé le choix d'assister à ces scénettes, ou pas, ou encore de les couper totalement. Ca serait néanmoins dommage, car elles sont la plupart du temps rigolotes et rendent vos personnages plus attachants. D'ailleurs certaines scénettes spéciales auront une influence directe sur votre niveau de relation avec vos partenaires selon les réponses que vous pourrez donner. Et ce niveau de relation, baptisé Affection, influera sur le déroulement de certaines parties (non capitales, mais bon) du jeu. Qui viendra, par exemple, avec vous batifoler sur la plage en masque et tubas ? ! Qui ira au bal pour être "la plus belle pour aller danser" ? Qui enfin viendra toquer à votre porte dans la fameuse scène du balcon romantique de Flanoir ??? /-D Ne riez pas, ça aura quand même son importance
Mais surtout cela apporte de l'interaction avec vos partenaires, et c'est vraiment agréable de sentir qu'on est pas seul dans sa quête !

Il faut savoir qu'il est totalement impossible de terminer le jeu à 100% avec une seule partie. Si vous voulez obtenir tout les titres, tous les objets du Compendium, avoir tout l'inventaire ennemi, ou même plus simplement découvrir toutes les « options » du scénario, il vous faudra recommencer le jeu au moins trois fois ! Bon, personnellement, je ne sais pas si je suis acharnée au point de vouloir finir le jeu à 100% d'autant plus qu'il y a certaines choses extrêmement difficile à obtenir (au hasard : voler un attrape-nigaud, déjà en ne connaissant pas le jeu et si on le prend à la lettre ça parait super absurde, je n'y suis jamais arrivée
), mais j'ai déjà recommencé le jeu deux fois et c'est toujours un plaisir... Bon bien sûr, c'est moins divertissant que la première fois, mais cela permet de mieux saisir certaines explications ou événements du jeu qui seraient passés un peu inaperçus eu premier passage :-) Vous l'aurez ainsi compris : les développeurs ont créé là un jeu qui s'assure une durée de vie phénomènale. Non seulement ils vous poussent constamment à progresser au cours de votre partie... mais en plus tout vous incite à revenir vers ce jeu pour en obtenir davantage ! C'est un peu comme la clope en fait : si vous voulez pas rester scotché, commencez pas, ça vaut mieux

Vlidie :
Parmi les RPG auxquels j'ai pu jouer, c'est sans aucun doute l'un de mes préférés. La prise en main est rapide, avec de grandes possibilités de customisation des personnages pourtant très simples à gérer. Les persos jouables possèdent tous leur propre façon de se battre avec leur propre prise en main ce qui permet de varier les plaisirs ( je suis une vraie brute avec Lloyd ou Zelos mais je suis trop nase avec Regal :-/). C'est fluide à jouer, le scénario est bien captivant même s'il n'est pas d'une originalité époustouflante, il garde son lot de rebondissements. Avec des héros rigolos et attachants, ça passe vraiment tout seul ! J'ai adoré le mode multijoueur (enfin, 2 joueurs pour nous...). La durée de vie de ce jeu est incroyable et c'est la première fois que je me dis, après l'avoir terminé à deux reprises quand même, qu'il faudrait que je le recommence parce que ça pourrait être sympa de débloquer tel ou tel truc
Au final un jeu totalement addictif !
Olivier :
Addictif, indéniablement, Tales of Symphonia l'est
C'est assez simple en fait, depuis l'époque des jeux 16 bits, il ne m'était plus réellement arrivé d'avoir envie de refaire à intervalle très régulier un jeu que j'aurais déjà terminé en long en large et en travers... Mettez ça sur des caprices de "vieux" ou sur le fait qu'ayant à l'époque considérablement moins de jeux dispos on les recommençait bien plus souvent, mais bon... Quoi qu'il en soit, il y avait ce réel petit plaisir de recommencer un jeu vu et revu en le jouant quasi à la perfection. Et bien, ToS, étonnamment pour moi, fait partie de ces jeux là ! Je crois que, comme à l'époque où j'étais jeune, beau et primesautier, je pourrais refaire cette quête une bonne vingtaine de fois sans jamais vraiment m'en lasser :-) Non qu'elle soit d'une originalité débordante, ni qu'on puisse vous promettre qu'on tient là le jeu d'une vie, non... C'est juste un jeu de grand plaisir. Plaisir de jouer, plaisir de jouer chaque fois mieux surtout, plaisir de combattre, plaisir de collectionner, plaisir de découvrir, plaisir de dialoguer plaisir de visiter et plaisir aussi de retrouver à chaque fois des héros qu'on aime bien, comme de vieux amis dont on a beaucoup de mal à se défaire.
Bon, entendons-nous bien, pour l'apprécier à ce point là, il vaut mieux être proche de mes goûts (vous les connaissez pas mal déjà ;-) ), puisque quantité d'autres joueurs aux goûts parfaitement opposés s'enfuiront en hurlant d'horreur devant un tel RPG. Ainsi, si pour vous l'âpreté d'un jeu prime sur sa facilité d'accès, si vous appréciez les héros sombres et raides dans leurs bottes, si vous préférez les giclées de sang aux éclats de rire et si le mignonnement crétinisant vous hérisse le poil, alors ToS ne vous conviendra sans doute pas. Pour les autres, suivez-moi les yeux fermés, c'est du bétonné et c'est par ici que ça se passe !



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