



rédigé par fallen eye


Disgaea : Hour Of Darkness par fallen eye
Posté le 2 novembre 2005 à 22h57
Sorti par Atlus à l’aube de l’année 2003 au Japon et à l’apogée de l’été de la même année aux USA, Disgaea : hour of darkness est un Tactical RPG où l’on incarne, une fois n’est pas coutume, un prince démon. Mais pas n’importe quel prince démon…
En effet, le mot qui qualifierai le mieux Disgaea est déjanté. Outre l’apparence très typée japonaise, on a aussi le droit à l’humour bien débile de nos amis nippons. On aime ou on n’aime pas, mais le jeu entier est plein de passages qui font sourire, pouffer, voire rire aux éclats (si si…). A commencer par le héros du jeu : Laharl, fils du dernier seigneur du monde inférieur décédé 2 ans avant le début du jeu à cause d’un étouffement au… bretzel (n’y aurait il pas moquerie envers un certain actuel président des Etats-Unis ? enfin je dis ça comme ça…), est l’image parfaite du gosse pourri gâté, mélangé avec les traits typiques des démons, sadique, égocentrique, égoïste, violent, bref malsain… Mais tout cela tourné de façon grotesque et ridicule. Idem pour une des héroïnes, Flonne, ange venue tout droit de Celestia (le monde céleste), naïve à souhait, s’enthousiasmant de tout ce qu’elle découvre avec une ampleur… japonaise...

Tout ça pour introduire l’histoire du jeu. Vous êtes réveillé par Etna, après une sieste de 2 ans, vous apprenez alors la mort de votre père, et que le royaume est dans un désordre effroyable. Vous décidez donc de calmer les ardeurs de ceux qui veulent prendre le contrôle de VOTRE royaume (Laharl insiste évidemment bien la dessus…). Vous partez donc en quêtes de combat pour vous dégourdir un peu. Vous arrivez alors dans un château voisin, où Vyers, un démon aristocrate vous attends, croyant que vous êtes là en ayant senti la menace émanant de lui. S’autoproclamant : the dark adonis, Laharl ne perd pas de temps pour le rembarrer au rang de mid-boss (ce qui énerve beaucoup Vyers) et lui met une bonne raclée… Mid-boss est un personnage qui sera important dans la suite de l’histoire, inventant des excuses bidons à chacune de ses défaites. Puis vint, le chapitre suivant, où Flonne, a pour ordre d’assassiner le roi Kricheskoy, votre père. Ne sachant que celui-ci est déjà mort, elle se rend dans le monde inférieur…
Disgaea apparaît enfantin et simple avec son design simple et très coloré, mais une fois qu’on rentre faire un tour dans les menus, on est vite un peu perdu ! Il ne faut donc pas manqué le tutorial (de toutes façons celui-ci est accessible à n’importe quel moment du jeu, mais il est fortement conseillé de le lire).

Commençons par le plus important : the dark assemblee. Cette assemblée vous permettra de faire évoluer vos personnages, vos magasins, vos ennemis… Comment cela se passe t il ? tout d’abords vous avez un rang, qu’il est possible de monter en passant des épreuves (combat, seul, contre plusieurs adversaires). Votre rang déterminera quelles propositions vous pourrez faire lors des assemblées. Chaque proposition a un coût en mana (vous gagnez du mana à chaque ennemi vaincu), et pour la faire accepter, vous devrez passer devant le ‘tribunal’ où des sénateurs voteront oui… ou non. Il est possible de modifier le choix des sénateurs contre vous, en leur forçant un peu la main avec quelques objets... vive la corruption !
Dans ces propositions vous pourrez demander à augmenter le niveau des armes en vente, celui des ennemis, d’augmenter votre vitesse… (ou à contraire de faire régresser tout ça…).
L’assemblée sert également à créer des personnages, moyennant encore une fois des points de mana). Chaque personnage en ayant crée d’autres devient leur mentor, et sera un peu plus fort lorsque ses disciples augmenteront de niveau.
Mais l’assemblée n’est pas tout ce qu’il faut saisir pour triompher, le monde des objets ‘item world’ est aussi très important. Chaque objet peut augmenter son niveau d’exp, devenant ainsi plus performant (que ce soit armure, arme, objet de guérison etc…). Chaque objet a des locataires (qui modifient, puissance, nombre de points de vie, etc…) que vous trouverez et devrez libérer lors de vos escapades à l’intérieur de ces objets. Je m’explique, dans ce mode, vous entrez dans l’objet, pour en sortir, vous devez franchir 10 étages, représentés par 10 arènes aléatoires. Une fois les 10 étages franchis votre objet gagnera 10 niveaux d’exp, et sera par la même occasion bien plus puissant. Bien sur, plus les objets sont puissants, rares, plus la descente des ces 10 étages sera difficile !
Pourquoi faire un chapitre entier sur ces combats me direz vous ? Eh bien, même si les champs de bataille ressemblent à s’y méprendre à n’importe quel TRPG, il y a tout de même des différences. Tout d’abords, vous n’avez aucun personnage sur le terrain au départ, vous devez les faire apparaître à partir d’une porte dimensionnelle. Votre nombre maximal de personnages sur le terrain est de 10. Mais ce qui est intéressant est que, si vous le voulez vous pouvez rentrer un personnage dans cette porte pour en refaire sortir un autre ! Par exemple, un magicien qui n’a plus de MP, c’est embêtant n’est ce pas ? Et bien vous pouvez le rentrer dans la porte dimensionnelle, et en ressortir un qui a tous ses MP ! Par contre un personnage mort ne peut être remplacé, ni ressusciter…

Abordons maintenant le système de multiples attaques. Si des personnages ont une forte affinité, et qu’ils sont cotes à cotes lors de l’attaque de l’un d’entre eux, ils peuvent attaquer ensemble ! Le nombre de personnage maximum pouvant attaquer en même temps sur un seul ennemi est de 4. Les dégats sont bien entendus plus forts, mais votre jauge de bonus se rempliera également plus vite (jauge qu donne des bonus, comme des objets de l’argent… à chaque fin de bataille).
Mais le coté le plus stratégique du jeu est le système de geo-symbol…les geo symbols sont de petits objets que l’on peut poser sur des cases de couleur, et qui donneront leur effet à toutes cases de même couleur ! par exemple si vous posez un symbole ayant pour attribut 20% recovery sur une case rouge, toutes les cases rouges auront cet attribut ! Il est d’ailleurs possible d’additionner les effets sur les cases. Ce système augmente considérablement la stratégie que vous allez devoir utiliser pour certaines batailles. Des fois, vous devrez combattre des ennemis sur cartes entières qui auront pour attribut d’augmenter 6 fois le pouvoir de ceux-ci…
Bref, pas si simple au final !

On ne peut pas dire que Disgaea fasse honneur aux consoles nouvelles générations… Les décors en 3D sont très simple, mais aliasés à mort, les sprites des persos sont moignons et jolis mais bien trop petits… Les effets magiques sont sympas, mais en dessous de ce que l’on peut voir ailleurs.
Le design quant à lui est simple, mais coloré et finalement plutôt sympa ! Les personnages ont plusieurs illustrations montrant leurs états d’âme lorsqu’ils parlent, cela va de la joie, à la colère en passant par le courage ou le snobisme…
Par contre les musiques sont tout à fait bonnes et entraînantes, avec un petit coté ridicule parfois. Certains morceaux sont carrément des chansons que l’on dirait tirées d’anime japonais… ou alors, de générique de Sentai… Mais cela colle tellement au jeu que l’on est entraîné par ces débilités !



© Jin'sei RPG 2002-2006 - Propriété de Oulan et son staff...
Design (graph. & prog.) par Nad
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite. Tous les jeux, consoles, mangas, animes, images,... appartiennent à leurs marques, auteurs,...respectifs.