





Phantom Brave par fallen eye
Posté le 5 novembre 2005 à 17h24
Nippon Ichii commence à se faire une solide réputation hors Japon (où ils sont déjà très populaires), le studio de développement japonais ne rigole pas malgré ses jeux à l’aspect mignon et sympathique. Après leur titre le plus populaire, Disgaea : Hour of Darkness, Nippon Ichii remet le couvert avec Phantom Brave, un tactical RPG bien sur. Voyons ce qu’à PB dans le ventre, et si il arrivera à atteindre le niveau d’excellence de son grand frère (test réalisé à partir de la version américaine du jeu.)
Quelle est la première chose que l’on fait lorsque l’on achète un jeu ? Regarder la jaquette bien entendu (de toutes façons, on a pas le choix, sinon comment le reconnaître dans les rayons hein ?). On peut voir rien qu’à l’artwork de couverture, que l’on va évoluer dans un univers de style paradisiaque, avec son soleil, ses palmiers, ses cocotiers et surtout ses îles. Car l’histoire se déroule dans un archipel avec plein d’îles toutes différentes les unes des autres. On sera la plupart du temps dans un univers rappelant les vacances, mais il arrivera tout de même qu’on se retrouve dans des zones un peu plus hostiles (comme une île de glace).
Autre chose à laquelle on peut s’attendre en voyant la jaquette : une certaine légèreté dans le jeu, c'est-à-dire, pas beaucoup de prise de tête avec des scénarios à faire tourner la tête du plus tordu des schizophrènes tellement celui-ci est complexe… Non, ça semble un peu bateau, marrant, et reposant. PB c’est un peu le jeu vacances finalement…


Vous incarnez une petite fille orpheline du nom de Marona, qui vit seule sur son île, qu’elle loue au propriétaire, et qu’elle aimerait racheter. Enfin seule… pas vraiment en fait. Elle est accompagnée d’un fantôme du nom de Ash.
Marona gagne sa vie en tant que Chroma, c'est-à-dire une sorte de chasseur de prime qui résout des problèmes parfois un peu particulier, genre la chasse à la bestiole démoniaque. Et bien sur Ash l’accompagne partout et la protège.
Marona a un esprit très utopique sur les relations humaines, et au final on se rend compte que le jeu n’est pas si festif qu’il en a l’air et est même plutôt triste… C’est une orientation surprenante de la part de Nippon Ichii, qui, avec La Pucelle Tactics et surtout Disgaea avait choisi la carte du fendage de poire à la moindre occasion.
Enfin rassurez vous on est quand même pas devant ‘le tombeau des lucioles’ en jeu… ouf…

L’histoire vous amènera à visiter les îles de l’archipel d’Ivoire. Chaque île correspond à un donjon, sauf votre île (Phantom Isle) bien entendu, qui est le QG. Chacun de ces donjons est découpé en plusieurs parties, en général 4 ou 5, mais cela peut varier bien entendu.
L’avancement dans le jeu est très linéaire. On regarde dans sa boîte aux lettres pour voir la mission qu’on nous a confié, on va sur l’île en question, on cause un peu avec les autochtones, puis on commence la bagarre ! Bon, cette explication est un tantinet exagérée, mais on n’est pas loin de la vérité…
Chaque partie du donjon correspond à une bataille, avec parfois un peu de blabla nécessaire à l’avancement du scénario.
Voilà pour les îles-donjons, maintenant voyons Phantom Isle qui est une île un peu particulière.
Déjà c’est ici que vous gérerez tout votre équipement et tous vos fantômes. Les fantômes sont nécessaires à l’organisation de l’île, ainsi, un fantôme infirmière guérira vos blessures, un forgeron améliorera les armes etc.…Il est inutile de dévoiler ici toutes les fonctionnalités de tous les fantômes, ainsi que les subtilités du jeu car sinon on en finirait pas… Car, ceux qui ont fait Disgaea le sauront, Nippon Ichii ne rigole pas quand il s’agit de richesse de gameplay, Phantom Brave ne déroge pas à la règle et est d’une richesse hallucinante. Tout de même le jeu est plus accessible et également moins profond que Disgaea qui avait mis la barre très très haut.

Bien entendu dans chaque RPG, le système de combat est primordial, et les TRPG ne dérogent pas à la règle.
On a donc notre champ de bataille classique, les ennemis et des objets divers et variés (une arme, une pierre, un tronc d’arbre etc.…) disposés tactiquement sur celui-ci et… Marona. Oui toute seule. Mais rassurez vous, les objets que l’on voit sur le champ de bataille serviront à invoquer vos fantômes. Ces fantômes ne peuvent rester indéfiniment sur le champ de bataille, en effet un décompte en nombre de tours est indiqué dans la fiche statut du personnage, ce qui augmente le coté tactique du jeu, il ne faut pas en effet sortir tous ses persos d’un coup sous peine de se retrouver avec Marona seule lors de combats tendus…
Autre chose à noter, on ne peut invoquer autant de fantômes que l’on ne souhaite. Ceci parait évident, mais à cela vient s’ajouter les équipements des personnages. Chaque personnage peut équiper un seul et unique objet, contrairement à Disgaea ou La Pucelle où l’on peut en équiper quatre. Ceci n’est pas forcément une arme, mais peut être un arbre, une touffe d’herbe etc.… Chacun de ces objets compte pour un personnage à part entière lors de l’invocation, autant dire que le nombre de personnages invocable et équipé n’est finalement pas super élevé.
Ces objets que vous équipez sont par contre customisables, par le biais de la fusion, et de la transmigration, on peut donc appliquer de nouvelles techniques à l’arme ou augmenter la puissance de son objet, sa défense, intelligence (…) ce qui influera directement sur les statistiques de votre personnage. On peut donc aller au bout du jeu avec la première arme que l’on achète ou trouve.
Bien sur, plein de combinaisons sont possibles, et on peut atteindre des chiffres effrayants…
Bon le titre du paragraphe veut bien dire ce qu’il dit… Le jeu, bien que mignon, est vraiment à la masse au niveau de la réalisation. Les sprites des persos sont tout petit, la 3D pour les champs de bataille ou sur Phantom Isle nous remet 10 ans en arrière avec la Ps one, et ce, malgré quelques effets sympas lors de certaines attaques.
Heureusement que les passages où discutent les personnages viennent remonter le niveau graphique, en effet ces passages sont des dessins très colorés et vivants, c’est très agréable, surtout avec les voix des interlocuteurs, le jeu des acteurs japonais est vraiment réussi.
Les musiques quant à elle, sont sympas et entraînantes, mais un gros ‘sans plus’ les décrirait mieux. Dommage…



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